mercredi 23 mars 2016

Masque d’oiseau double, 2015, Dunkerque



Masque d’oiseau double, 2015, Dunkerque
Sculpture, support, perles de verre et fils de coton, 12.5 x 14 x 23 cm

Je me suis inspirée d’un oiseau, la pintade (1), utilisée traditionnellement lors des offrandes par les Bambara du Mali et du Burkina Faso et les Dogon du Mali. C’est son plumage qui lui confère sa particularité. Le plumage moucheté, noir et blanc, de l’animal révèle une architecture complexe. 
J’ai choisi cet oiseau pour son symbolise et son apparence.
L’utilisation de ce motif permet de contrarier la forme première du support, celle du crâne. 
Lors de mes précédentes sculptures, j’utilisai l’architecture du crâne comme trame. Les jonctions des ossements créaient des dessins symétriques. Pour cette nouvelle pièce, j’ai imposé à la sculpture une nouvelle architecture, un nouveau motif, une rupture. J’ai contrarié le dessin initial et créé autre chose. Tordre la trame naturelle pour créer une tension, un décalage entre ce qui existe et ce que l’on voit. C’est une double perception. L’utilisation de matière naturelle comme l’os, le coton… permet de renforcer la tension. Ces matières ont une charge naturelle, une force propre. Cette sculpture fait partie de mon travail sur Les Masques double, on retrouve cette thématique dans mes dessins, sculptures, photographies. C’est une réflexion sur la gémellité (culture Bamanan, Mali) et du double animal (culture Bandjoun, Cameroun.) L’ensemble de mes réalisations se fait écho.





























 (1) La pintade à la réputation d'être un oiseau porte bonheur.
Les couleurs chatoyantes de son plumage évoquent félicité et prospérité. Chez les Bambara, la pintade est l'animal protecteur des lignages Coulibaly auxquels selon les mythes, elle a apporté une aide providentielle dans les temps anciens.

Chez les Mossi, Burkina Faso, la pintade est un modèle de stoïcisme dans la souffrance.

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